Autre danger : le jatropha n'est pas comestible. L'agriculteur
qui se lance dans cette culture doit donc être sûr de trouver un
débouché à sa production. Dans les projets développés en Inde ou au
Nicaragua dans les années 90, les agriculteurs, au bout de quelques
grossiste nike années, ont fini par abandonner leurs cultures
car elles ne leur procuraient pas les revenus promis. Les plus
pauvres de ces paysans n'avaient même plus l'argent pour les faire
arracher. Le risque est de créer une dépendance de l'agriculteur
envers l'acheteur, entraînant des prix d'achat relativement bas. Le
jatropha serait donc un mirage ?Les projets relancés ces dernières
années autour du jatropha ont mené à ces mêmes conclusions.
Pourtant, pour Gilles Vaitilingom, cette plante a un intérêt
aujourd'hui, pour la production de carburants à usages locaux. A
condition que la plante soit cultivée dans des zones arides, où
aucune autre culture est possible, ou que la plante soit cultivée à
petite échelle aux côtés d'autres cultures, pour satisfaire les
besoins des agriculteurs en carburant ou pour l'électrification
d'un village.
Dans ces conditions là, la culture du jatropha est bénéfique,
présentant un double intérêt : une production de carburant locale
et la lutte contre l'érosion.
nike grossiste Plus question de culture à grande échelle ? Il y
a une petite fenêtre qui reste ouverte. De nombreux projets de
recherches ont été lancés il y a quelques années avec le retour de
l'engouement pour cette plante. Ils pourraient permettre de
parvenir à une sélection d'espèce plus résistante, fournissant un
grossiste basket de marque meilleur rendement et dont les
produits secondaires tourteaux. seraient comestibles pour les
animaux. D'autres plantes suscitent également l'intérêt aujourd'hui
: le pangomia, le balanite, le babassu ou encore le buriti. L'huile
produite à partir de ces plantes étant comestible, leur culture
apparaît moins risquée pour l'agriculteur qui a ainsi différents
débouchés. Mais comme c'est le cas aujourd'hui pour la production à
grande échelle d'huile de palme, une culture intensive de ces
plantes pourrait entrer en concurrence avec le maintien des
prairies, des forêts primaires ou même de cultures vivrières.
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